Médecine et nutrition : ignorer la science comporte des dangers

En tant que médecins, nous sommes inquiets quand nous constatons que la désinformation circule dans les médias, et encore plus quand cela provient de professionnels de la santé. Nous désirons donc rectifier ici certains points soulevés dernièrement par quelques nutritionnistes-diététistes dans une lettre d’opinion parue dans un quotidien de Québec.

Pas une « diète à la mode »
En premier lieu, l’alimentation faible en glucides et riche en bons gras naturels (acronyme anglais LCHF) n’est pas une « diète à la mode ». C’est une façon de s’alimenter qui est vieille comme le monde. L’être humain a évolué en mangeant ainsi sur des centaines de milliers d’années. Ce n’est en fait que depuis une quarantaine d’années que nous mangeons une quantité anormalement élevée de glucides (pain, pâtes, patates, riz, fruits et sucreries) .
La nature « restrictive » de cette alimentation est souvent citée comme argument. Ce sera supposément tellement difficile à appliquer que la majorité des gens abandonneront à court ou moyen terme .

Les gens qui choisissent d’être végétariens connaissent des restrictions et font des choix pour leur santé, tout comme les gens qui sont intolérants au gluten. Rappelons que les gens qui ont une alimentation faible en gras, la diète à la mode depuis quelques dizaines d’années, font également face à de nombreuses restrictions alimentaires, par exemple : éviter les produits laitiers entiers, les fromages gras, la crème, le beurre, les œufs et certaines coupes de viande. Quand il est question de santé, nous devons tous faire des choix. L’alimentation faible en glucides n’y fait pas exception et n’est pas plus restrictive que les autres, bien au contraire. Elle mérite d’être proposée.

La prescription d’une alimentation faible en glucides n’implique pas de compter les grammes ni les calories, contrairement à bien des approches dans le domaine de la nutrition, lesquelles, effectivement, peuvent déclencher un trouble alimentaire. Il est plutôt enseigné d’être à l’écoute de son corps et de cesser de manger lorsque la sensation de satiété apparaît. La perte de poids est plus efficace qu’avec les régimes hypocaloriques faibles en gras et la sensation de satiété est plus présente.

Il faut réaliser que pour obtenir l’énergie nécessaire au fonctionnement normal, à protéines égales, si on coupe le gras, les glucides doivent nécessairement être augmentés. Nous privilégions plutôt une approche faible en glucides et riche en bons gras naturels, comme le beurre, la crème, les coupes de viandes entières, les fromages gras, l’huile d’olive, les avocats et la noix de coco.

L’expérience de milliers de médecins et autres professionnels de la santé
Notre expérience personnelle et clinique démontre que cette alimentation est davantage variée, savoureuse et rassasiante que l’alimentation faible en gras que propose le Guide alimentaire canadien. Nous sommes des milliers de médecins au Canada et dans le monde à avoir adopté cette alimentation, pour nous-mêmes et nos familles, pour des raisons de santé et de bien-être. Et nous continuons à long terme entre autres parce que nous adorons ce que nous mangeons.
Le LCHF n’est pas une diète dont l’objectif principal est la perte de poids rapide. C’est plutôt une façon de s’alimenter, un mode de vie. La perte de poids est un des effets secondaires et elle n’est pas toujours rapide. La principale raison pour laquelle nous proposons cette alimentation à nos patients est parce qu’elle permet de renverser naturellement plusieurs maladies, comme le diabète de type 2 , le syndrome métabolique, la douleur chronique et la fatigue chronique, l’hypertension artérielle, etc.

Ce que nous observons en clinique : les valeurs de glycémie baissent, la pression artérielle baisse, la douleur chronique diminue ou disparaît, le bilan de cholestérol s’améliore, les marqueurs inflammatoires s’améliorent , l’énergie rapportée par nos patients augmente, le poids diminue , le sommeil s’améliore, les symptômes du côlon irritable disparaissent, etc. . Rapidement, la médication est ajustée à la baisse, voire éliminée, ce qui réduit les effets secondaires pour les patients et les coûts pour la société. Les résultats que nous obtenons auprès de nos patients sont impressionnants et durables.
Avec les recommandations actuelles, par contre, les patients demeurent diabétiques et ont encore besoin de médicaments hypoglycémiants, habituellement en doses croissantes au fil du temps. Ne dit-on pas que le diabète de type 2 est une maladie chronique et progressive? Pourtant, le diabète peut être renversé. Les patients que nous traitons avec l’alimentation faible en glucides n’ont plus besoin de médicaments ni d’insuline dans la grande majorité des cas .

De quel bois se chauffe-t-on?

Le corps humain tire principalement son énergie des lipides ou des glucides ingérés. Or, les glucides ne sont pas essentiels pour fournir du carburant. Les lipides peuvent jouer ce rôle dans le corps humain, souvent plus efficacement. Il existe des acides gras et des acides aminés essentiels. Mais il n’existe pas de glucides essentiels. Selon les National Academies of Sciences, Engineering and Medicine (organisme américain) « La limite inférieure de glucides alimentaires compatible avec la vie est apparemment de zéro, à condition que des quantités adéquates de protéines et de lipides soient consommées. [traduction libre] » .

Un des mythes les plus fréquemment véhiculés est que les glucides sont essentiels au fonctionnement du cerveau. Cela est faux. Certes, une partie du cerveau a besoin de glucose, possiblement autour de 130 g par jour, mais ce glucose n’a aucunement besoin de provenir de glucides ingérés. Le foie fabrique sans effort le glucose nécessaire à partir des protéines et du gras : cela s’appelle la gluconéogenèse. Réduire les apports en glucides à 130 g par jour serait

déjà un pas dans la bonne direction, correspondrait à une forme libérale du LCHF et entraînerait de réels bienfaits pour la santé chez une majorité de patients.
Un grand nombre d’entre nous médecins, ainsi que nos patients, fonctionnons parfaitement bien avec 20 à 50 g de glucides par jour, avec une énergie stable et une clarté mentale que ne nous connaissions pas auparavant. De nombreux athlètes de haut niveau ont maintenant aussi adopté cette alimentation pour l’endurance qu’elle procure, entre autres, après une période d’adaptation adéquate .

Il est vrai que les glucides peuvent contribuer au plaisir de manger, mais ils ne sont pas essentiels à une alimentation savoureuse. Ceci dit, l’alimentation faible en glucides permet justement d’en manger tout de même une bonne quantité, surtout sous forme de légumes, de produits laitiers entiers, de noix, de graines, de petits fruits et de légumineuses. Les diabétiques peuvent choisir d’en manger moins, alors que d’autres peuvent choisir d’en manger davantage. C’est au choix. Le plaisir de manger est important, certes, mais le plaisir de vivre une vie en santé l’est encore plus selon nous.
Mentionnons au passage que les gens qui adoptent une alimentation plus faible en glucides rapportent très fréquemment une diminution ou une disparition de leurs symptômes de côlon irritable, incluant les crampes, les flatulences et les ballonnements. Nous pensons qu’il est possible, de ce fait, que leur microbiote (flore intestinale) s’améliore.

Des carences? Encore un mythe!
Soulignons aussi que l’alimentation faible en glucides est loin de créer des carences. Les aliments privilégiés contiennent d’importantes quantités de fibres, de minéraux et de vitamines, dont les liposolubles. Il n’y a rien comme micronutriments utiles dans les produits céréaliers enrichis que l’on ne retrouve pas naturellement et en quantité suffisante dans de la viande, des œufs, des légumes verts et des noix . Les produits céréaliers, comme les pains et les pâtes, sont des produits transformés et parfois ultra-transformés. Nous privilégions les aliments non transformés.

Le Guide alimentaire canadien : où sont les données probantes?
Lorsque l’on dit que les maladies chroniques sont causées par les excès d’aliments transformés, qu’il faut cesser de chercher le nutriment coupable et plutôt viser l’équilibre, on veut sans doute dire qu’il est préférable de manger « équilibré », comme le propose le Guide alimentaire canadien.
Or, ce guide, dans son état actuel, n’est pas du tout équilibré. Il accorde une trop grande place aux glucides, dont les glucides transformés et ultra-transformés, et pas assez aux lipides. Les recommandations émises dans le Guide n’ont jamais été testées chez une population pour voir si elles étaient effectivement bonnes pour la santé et ne sont soutenues par aucune étude ni donnée probante . Or, depuis que le Guide s’aligne sur la version américaine (1992 ), on constate que les incidences d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires, pour ne nommer que ces trois maladies chroniques, ont explosé. Se pourrait-il que les recommandations de notre Guide contribuent à nous rendre malades?

Plus de 800 médecins et professionnels de la santé ont récemment fait circuler une pétition à la grandeur du pays pour demander que les recommandations du prochain Guide soient basées sur la science et les données probantes . Il n’est pas trop tard pour ajouter votre nom si ce n’est pas déjà fait.
Les sucres et le foie gras
Il est vrai qu’il existe une différence entre les produits transformés riches en glucides et les aliments entiers riches en glucides comme les fruits. Mais il serait simpliste de croire que parce que quelque chose est naturel ou entier, comme une banane ou du pain de blé entier, qu’il est toujours bon d’en manger dans les quantités recommandées par le Guide. L’humain a évolué a en étant chasseur-cueilleur, se nourrissant presqu’exclusivement de viande et de légumes. Bien que les fruits soient naturels, les humains en mangeaient de très petites quantités, principalement sous forme de petits fruits, et pas toute l’année. C’était les occasionnels bonbons de la nature.
Il est aussi vrai que les glucides se présentent sous plusieurs formes. Les produits céréaliers contiennent du glucose alors que le sucre sous toutes ses formes (sucre blanc, sirop de maïs, miel) et les fruits contiennent un mélange de glucose et de fructose. Or, le glucose et le fructose n’ont pas le même effet sur le corps. Même à petite quantité, le foie tend à vouloir transformer le fructose en gras et à le stocker dans ses cellules . Si les apports en sucre sont élevés, le foie gras peut se développer . C’est ce qu’on appelle la stéatose hépatique. Manger moins de sucre mais plus de gras est un moyen efficace de renverser la stéatose hépatique.  
Par ailleurs, et contrairement à ce qui est véhiculé, que le sucre provienne d’une banane, d’une boisson gazeuse ou d’une tranche de pain, il aura le même effet sur la glycémie, en particulier chez les diabétiques. Le taux de sucre dans le sang va monter. Lorsque le sucre monte, le pancréas sécrète de l’insuline pour stabiliser l’afflux de sucre dans le sang. Cette insuline peut également provenir d’une injection prescrite par le médecin.

Mourir d’une crise de cœur avec une glycémie normale
On sait maintenant qu’un excès d’insuline dans le corps, dû à un excès de sucre dans le corps, engendre à long terme de la résistance à l’insuline : les cellules répondent de moins en moins bien au signal de l’insuline. Aussi, avoir le foie gras engendre la résistance à l’insuline. Cela favorise un gain de poids, de l’inflammation et de l’hypertension artérielle, entre autres. À long terme, on augmente les risques de cécité, maladies cardio-vasculaires, insuffisance rénale, dysfonction érectile, etc. Il faut savoir qu’un contrôle parfait des glycémies avec un traitement médicamenteux intensif n’empêchera pas nécessairement la survenue de la maladie cardiovasculaire chez les diabétiques (études ACCORD et ADVANCE, entre autres) parce que le problème n’est pas réglé à la source . Mourir d’une crise de cœur avec une glycémie normale n’est pas l’objectif visé, n’est-ce pas?
Pour une personne diabétique, notamment, ne serait-il pas plus judicieux de réduire considérablement ses apports en sucre plutôt que de prendre des médicaments pour gérer les excès de sucre dans le sang? Ou encore, ne serait-il pas mieux pour cette personne de gérer son diabète de type 2 sans médicament ni insuline avec une alimentation faible en glucides?

Nous sommes nombreux à souhaiter pouvoir travailler avec les nutritionnistes afin d’enseigner aux patients à manger moins de glucides, pour pouvoir réduire ou éliminer une bonne partie de leurs médicaments et les aider à non pas simplement gérer leurs maladies chroniques liées au style de vie, mais bien à les renverser.

Lecture complémentaire suggérée : Le Code obésité, de Dr Jason Fung
Dre Èvelyne Bourdua-Roy MD, CCMF, médecin de famille, Coop de santé et solidarité de Contrecœur, Contrecœur

Dre Marie-Claude L’Espérance MD, radiologiste, St-Charles-Borromée
Dr François Melançon MD, MPH, médecine du travail, médecin de famille, Québec
Dr Gabriel Guérin, MD, radiologiste, St-Charles-Borromée
Dre Hala Lahlou MD, CCMF-SP, Montréal, QC
Dre Sophie Stavrinidis MD FRCPC, cardiologue, Montréal
Dre Brenda Gentile MD, médecine interne, Montréal
Dr Jasmin Levallois MD, néphrologue, Moncton, NB
Dre Karine Gaul, MD, FRCSC, chirurgienne, Gaspé, QC
Dre Emilie Tremblay, radiologiste, St-Charles-Borromée
Dre Henriette Fortin MD, pédiatre, Gatineau
Dre Alexandra Albert MD, rhumatologue, Québec
Dre Josée Levesque MD, anesthésiologiste, Thetford Mines
Dr Pierre-Olivier Roy MD, médecine interne générale, Amos
Dre Sophie Ruffet MD, omnipraticienne, L’Assomption, QC
Dre Pascale Gaudet MD, gynécologue-obstétricienne, Amos, QC
Dr Éric Dupras MD, chirurgien général, Amos, QC
Dre Geneviève Mathieu MD, cspq, frcpc, interniste, St- Lambert, QC
Dre Mélissa LeBlanc MD, FRCSC, obstétrique-gynécologie, Lévis, QC
Dre Julie Germain MD, anesthésiologiste, Lévis
Dre Lincey st-amant MD, omnipraticienne, Val-d’or
Dre Geneviève Janelle MD, Anesthésiologiste, Thetford Mines
Dre Annelise Gallien MD, médecine interne, Bathurst, NB
Dre Anne Marie Pinard MD, anesthésiste, clinique de la douleur, Québec
Dre Marylène Lessard MD, omnipraticienne, La Sarre
Dre Julie Marchand MD, omnipraticienne, Québec
Dre Audrey Vermette, Anesthesiologiste, Amos , Qc
Dre Marie-Claude Cayouette MD, omnipraticienne à Drummondville
Dre Kim Bedard-Charette MD, Psychiatre, Montréal
Dre Anne Marie Uhlir MD, omnipraticienne, Sainte-Croix
Dre Sabrina Leclair MD, omnipraticienne, Saint-Charles-Borromée
Dre Sunnie Gauthier-Poulin MD, omnipraticienne, La Sarre
Dre Mélissa Deschênes MD, médecin de famille, Lévis
Dre Emmeline Legare-Archambault MD, urgentologue, Pembroke, ON
Dre Sabrina Paradis MD, omnipraticienne, La Sarre
Dre Katherine Kasha, MD CCFP, Edmonton, Alberta
Dre Anne-Marie Boisvert, MD, omnipraticienne, Contrecoeur
Dre Marie-Lou Rodrigue-Vinet, MD, orthopédiste, Shawinigan
Dre Marie-Claude Sénéchal, MD, médecin de famille, Lavaltrie
Dre Marie Christine Lepage, MD, médecin de famille Lachute
Dr J. Lance De Foa, BSc(Honours), MD, General Practitioner & Civil Aviation Medical Examiner, Wawa & White River, Ontario
Dre Teresa ODriscoll MD, FCFP, Sioux Lookout, ON
Dre Samiha Poudrier MD, omnipraticienne, St-Boniface
Dre Barbra Allen Bradshaw, MD FRCPC, Anatomical Pathologist, Abbotsford, BC
Dre Wendy Thomas, MD, CCFP, médecin de famille, Peterborough, ON)
Dre Carol Loffelmann, MD FRCPC, anesthésiologiste, Toronto, ON
Dre Gillian Clarke MD FRCPC, radiologiste, Saint-John NB
Dre Stéphanie Popiel MSc, MD, CCFP Perth, ON
Dre Lisa Scott, MD, CCFP Kincardine, On
Dre Rebecca Stacpoole, MSc, MD, CCFP, Beamsville, Ontario
Dre Madeleine Trépanier, MD, CCFP, Sainte-Agathe
Dre Véronique Godbout MD, orthopédiste, Montréal
Dre Geneviève Côté MD, médecin d’urgence, Québec
Dre Stéphanie Aubut MD, médecin de famille,  St-Quentin NB
Dre Catherine Bouchard MD, médecin omnipraticien, Québec
Dre Emilie Croteau, MD, physiatre pédiatrique, Québec
Dre Josianne Bilodeau MD, médecin de famille, Montréal
Dre Siobhán Muldowney, BMSc, MD, CCFP Smiths Falls, Ontario
Dre Michelle Cohen, MD, CCFP. Médecin de famille, Brighton, ON.
Dre Sophie Bernier MD, médecin de famille, Roberval Qc
Dre Kelsey Kozoriz, MD CCFP MSc Vancouver, BC
Dre Laurence Kadoch, MD FRCPC, radiologiste, Toronto, Ontario
Dre Nathalie Dion MD, medecin de famille, Repentigny
Dre Véronique Caya MD, médecin de famille, St-Boniface
Dre Manon Belliveau MD, Medecine familiale, Moncton NB
Dre Lyne Duguay MD, médecin de famille, Repentigny
Dre Carole LeBlanc MD, obstétrique-gynécologie, Moncton, Nouveau-Brunswick
Dr Chris de Jesus MC, chirurgien orthopédique, Pembroke ON
Dre Heidi King MD FRCPC, radiologiste, Saint John NB
Dre Marie-Eve Fontaine MD, omnipraticienne, Montréal
Dre Anita Vermaak, MD, Brandon, Manitoba
Dre Pamela Gold, MD CCFP, Hanover, ON
Dre Myriam Bellazzi MD, médecin de famille, Val-d’Or
Dre Miriam Berchuk MD, anesthésiologiste, Calgary, AB
Dre Lori Cheverie, MD, CCFP, Charlottetown, PEI
Dre Rosaline Andonian, MD CCFP, médecin de famille, Québec QC
Dre Audrey garceau, MD,  Trois-Rivières
Dre Adriana Palencar, MD CCFP FCFP Family Medicine Emergency Medicine, Bowmanville and Cobourg Ontario
Dre Geneviève Gagné MD, médecin de famille, Magog
Dr Geoffrey Forbes, Bsc MDCM CCFP, médecin de famille, Toronto
Dre Marilyne Bossé, MD FRCSC, chirurgie orthopédique, Barthurst, NB
Dre Élise Boulanger MD, médecin de famille, Montréal
Dre Sandie Ouellet MD, médecin de famille, Sept-îles

En support à la lettre:
Valérie Dussault, Diététiste-Nutritionniste, Laval
Joy Y. Kiddie, MSc, RD, Diététiste-Nutritionniste, Coquitlam, BC
Eliana Witchell, Msc RD, Diététiste-Nutritionniste, Toronto, ON
Chantal Levesque, M.Sc. santé publique, Montréal
Sylvie Rajotte, infirmière auxiliaire, Éducatrice Agrée en Diabète (EAD), Contrecoeur
Marc Ciminelli, kinésiologue, Laval
Laurie Howie-Boulet RN, Okotoks AB
Dr Charles Boulet, DO, Okotoks AB
Angela Doucette, pharmacienne, Charlottetown, PEI.
Elaine Labrecque, infirmière, Ste-Adèle, Québec
Lucette Martel, ND.A., naturopathe agréée, Montréal, Qc
Dr Jeremy Wageman, DDS, dentiste, Peterborough and Apsley ON)
Jean-Yves Dionne, pharmacien et conférencier, Montréal
Dre Lisa Hu DO, optométriste, Montréal, QC
Caroline Beaulieu, Directrice du Centre de médecine intégrative de Montréal

 

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