Le syndrome des ovaires polykystiques

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est fréquent et affecte jusqu’à 10% des femmes en âge de procréer. Au-delà des problèmes menstruels et des autres symptômes physiques, il s’agit d’une importante cause d’infertilité.

Heureusement, un traitement efficace existe : le changement des habitudes de vie.

Symptômes les plus fréquents

  • Irrégularités menstruelles, menstruations sautées ou très abondantes
  • Incapacité à devenir enceinte
  • Acné
  • Pilosité faciale ou corporelle selon un pattern masculin (lèvre supérieure, mention, poitrine)
  • Obésité

Cause et traitement
Le SOPK est beaucoup plus fréquent chez les femmes qui ont un surplus de poids, le diabète de type 2, des antécédents de diabète gestationnel et autres problèmes découlant d’une résistance et d’un excès d’insuline. Cela comprend l’hypertension et les anomalies du cholestérol.

De nombreuses personnes croient que le SOPK est causé directement par la résistance à l’insuline et par de trop hauts niveaux d’insuline à jeun. Il est connu qu’apporter des changements aux habitudes de vie qui entraine une perte de poids peut améliorer les symptômes de SOPK, tout comme la prise d’un médicament pour les diabétiques de type 2 appelé Metformin.

Étant donné le lien significatif qui existe entre le surpoids, des taux d’insuline trop élevés et les autres problèmes de nature métabolique, une alimentation faible en glucides est idéale pour renverser le SOPK. L’alimentation faible en glucides est le seul traitement qui réduit de manière diable et efficace les taux d’insuline et qui renverse les problèmes métaboliques dont le SOPK fait partie.

L’alimentation faible en glucides devrait donc être à la base du traitement du SOPK.

Il existe peu d’études sur le sujet, mais ce dont on dispose donne de l’espoir :

Une petite étude menée en 2005 a suivi 11 femmes ayant le SOPK qui ont adopté une alimentation faible en glucides cétogénique pendant six mois. Les 5 femmes qui ont terminé l’étude ont grandement amélioré leur poids, statut hormonal et quantité de poils perçue. Deux d’entre elles sont devenues enceintes, malgré des problèmes de fertilité dans le passé.

Une étude de 2013 a montré que même une modeste réduction des glucides (de 55% à 41% des apports énergétiques totaux) pouvait engendrer des améliorations significatives au niveau du poids, des hormones et des facteurs de risque chez les femmes avec SOPK :

Finalement, une revue d’études pertinentes en 2017 montre que les alimentations faibles en glucides tendent à réduire les taux d’insuline en circulation, améliorer les déséquilibres hormonaux et aider le rétablissement d’une ovulation régulière, ce qui augmente les taux de grossesse :

The Effect of Low Carbohydrate Diets on Fertility Hormones and Outcomes in Overweight and Obese Women: A Systematic Review

Au-delà des données scientifiques présentées ci-dessus, l’expérience clinique de médecins proposant l’alimentation faible en glucides à leurs patientes avec SOPK semble confirmer qu’il s’agit d’un traitement efficace.

Renverser le SOPK et devenir enceinte
Il y a de nombreuses histoires de femmes qui ont renversé leurs symptômes de SOPK et qui ont soudainement pu devenir enceintes après avoir adopté une alimentation faible en glucides.

L’alimentation faible en glucides peut diminuer l’insuline et renverser la résistance à l’insuline chez les femmes atteintes de SOPK, ce qui aide à équilibrer le système hormonal. Cela aide à l’ovulation et à avoir un cycle menstruel régulier, tout en réduisant les autres symptômes associés.

Expérience professionnelle
De nombreux professionnels de la santé ont découvert que la restriction des glucides est un moyen incroyablement efficace pour aider les femmes avec SPOK à renverser leur maladie et à devenir enceinte.

Dr Michael Fox
Le docteur Fox est un spécialiste en fertilité et compte plus d’une dizaine d’années d’expérience en SPOK et infertilité traités avec l’alimentation faible en glucides.

Il a remarqué que, comparé aux médicaments seuls, ajouter l’alimentation faible en glucides augmentait les chances de devenir enceinte de 45 à 90%! Cela épargne à plusieurs la fertilisation in vitro, qui est chère et qui ne fonctionne pas toujours et qui comporte des risques.

Voici deux extraits d’entrevue avec Dr Fox (en anglais seulement) :

Dans la première, il explique les bienfaits de l’alimentation faible en glucides (idéalement moins de 20 g de glucides par jour) chez les femmes ayant le SOPK :

What to eat to get pregnant

Dans la deuxième, il parle d’éviter les stresseurs, comme de l’exercice fréquent et intense, pour améliorer ses chances de devenir enceinte :

Stressing Less to Get Pregnant

Source : www.dietdoctor.com